Paris
119-121 Rue Damrémont
BAT D
F-75018 Paris
33(0)1 71 50 15 98
Toulouse
11 imp. Barutel 31300 Toulouse
33 (0)9 50 75 89 13
En Europe les marchés publics représentent 17% du PIB. Tous secteurs confondus, le montant des achats réalisés par les entreprises européennes représente près de 65% de leur chiffre d’affaires.
Côté consommateur, si on doute des déclarations d’intention d’achats de produits responsables, force est de constater que cela relève moins d’une question de prix que d’information. Une récente étude [1] du WBCSD nous apprend qu’une des principales raisons du non passage à l’acte est liée au manque d’information sur le produit lui-même.

Accueil > Aller plus loin > Tourisme durable
Essentiellement fondé sur le déplacement (et donc les transports), le tourisme est à la fois acteur et victime de l’emballement climatique. Il est également au carrefour de la préoccupation fondamentale du développement durable : comment contribuer à un développement humain et local sans peser sur les équilibres écologiques ? [2]
Partout dans le monde, la demande « récréationnelle » augmente à mesure que le progrès social avance. La pression démographique d’un nouveau monde en quête de confort ne fait qu’accélérer la donne. Comme pour les industries lourdes (agriculture, transports, énergie, construction, chimie…), il nous faut nous demander comment produire et consommer différemment nos vacances et nos loisirs. Il en va de l’avenir de la planète, comme de celui de la plus importante activité économique que le monde ait connu. Car c’est aussi de cela dont il s’agit.
Il ne s’agit donc plus de considérer le tourisme durable comme un package touristique à part, qui viendrait en réaction au constat que, sur le fond, le tourisme ne serait être durable. Les concepts de « voyage bonne action », d’écotourisme, ou de tourisme participatif ne suffisent pas à proposer une alternative de poids face au tourisme de masse et à ses externalités négatives. Disons le tout net : il n’y aura pas de tourisme durable sans évolution du tourisme de masse. Il s’agit aujourd’hui, à l’image de ce qu’ont fait d’autres secteurs avant lui, de mettre à plat l’organisation touristique afin de responsabiliser chaque maillon de la chaîne. Du petit artisan au groupe international en passant par la commune, la région ou le département, tous doivent saisir l’urgence de s’engager dans des stratégies de tourisme durable. Il faudra donc mettre en place des politiques volontaristes afin d’organiser le passage du savoir, de l’information, des modalités d’action et de lutter contre les idées reçues. Non, le tourisme durable n’est pas une mode ! Non, le tourisme durable ne coûte pas plus cher !
L’industrie touristique est une formidable raison d’être heureux. Les prévisions de l’Organisation mondiale du tourisme pour les années à venir semblent en effet confirmer que ce secteur reste la plus importante activité économique que le monde ait connue. Et ce, même si la crise actuelle (2009) fait dire à l’OMT que la croissance sera forcément ralentie. En 2006, la filière touristique représente environ 11 % du PIB mondial, 8 % de l’emploi mondial et se caractérise par une croissance soutenue estimée à plus de 4% par an pour les dix prochaines années. Les 898 millions de voyageurs dans le monde en 2007 feront bien pâle figure face au milliard et demi de touristes qui sillonneront les routes à l’horizon 2020… C’est dans cette extraordinaire croissance que réside pourtant toute la fragilité du secteur : son développement est directement corrélé à celui des émissions de CO2. Qui dit plus de touristes, dit plus de déplacements et donc plus de gaz à effet de serre (GES).
Réunis à Davos en septembre 2007 et face à cet enjeu, les leaders de l’industrie ont notamment proposé de promouvoir des destinations neutres en CO2, ainsi que développer des outils Internet facilitant l’identification de produits et de services plus responsables. Le risque climatique est aujourd’hui la clef de lecture du secteur face aux enjeux environnementaux, sociaux, sociétaux, culturels et économiques. Au regard des préoccupations grandissantes et des premières actions collectives et individuelles mises en place, il demeure toutefois difficile de concilier dans la durée tourisme de masse et enjeux environnementaux. Il n’est pas anodin de voir que l’attention se concentre pour l’instant sur les émissions de GES du secteur aérien. D’ailleurs, si ce secteur représente en 2007 entre 2 et 5% des émissions mondiales de GES selon les estimations, il compte pour 40% des émissions du seul secteur touristique. La hausse inéluctable du cours du baril de pétrole, tout comme l’inclusion des compagnies aériennes au sein du mécanisme d’échanges de quotas d’émissions de CO2 (système ETS , issu du Protocole de Kyoto) interroge sur la capacité du secteur aérien à rester un acteur majeur de la production de séjour low cost tout-inclus, toujours plus loin, toujours plus court. Selon l’Association internationale du transport aérien (IATA), la facture de kérosène des compagnies aériennes est passée de 21 milliards de dollars en 2002 à 139 milliards de dollars en 2007.
Les destinations et les entreprises du secteur ont donc un rôle majeur à jouer. Pendant plus de trente ans, l’environnement a été présenté comme un obstacle à la croissance et au développement. Face aux menaces qui se précisent pour la planète et nos industries, le présent nous montre combien nous avons eu tort de nous enfermer dans cette opposition. C’est une chance que de s’en rendre compte, ça en est une autre que de passer à l’action. L’industrie touristique vit actuellement un de ses plus profonds bouleversements. Sera-t-elle capable de se réinventer ? Entreprendre une mutation des loisirs et des vacances, c’est remettre en cause des désirs et des plaisirs tels que nous les concevons actuellement. D’autant que face au projet de développement durable, le tourisme n’est pas exempt des réalités touchant les autres secteurs d’activité. Pour y parvenir, l’obstacle n’est pas technologique, ni même organisationnel. Il est culturel. Comme le calcule Jean Viard , au fil du XXe siècle, la durée moyenne de vie est passée en France de 500 000 à 700 000 heures, tandis que la durée légale du travail a réduit de presque deux tiers pour atteindre 67 000 heures. L’ensemble des temps libres, hors sommeil, en a été le grand bénéficiaire : 400 000 heures. Il nous faut donc trouver et mettre en place les ingrédients qui permettront les changements profonds de nos modes de vie.
C’est d’un tourisme durable dont nous avons besoin. Celui-ci désigne une situation où l’activité touristique s’appuie sur la valorisation des ressources locales et ses retombées économiques, sociales et culturelles profitent en priorité au territoire local. On peut parler de développement durable lorsqu’une population se donne les moyens de prendre en charge son destin. Corrélativement, le développement soutenable des flux touristiques suppose des processus ne privilégiant non plus le court terme mais le long terme, non plus seulement la quantité mais aussi la qualité tout en valorisant la diversité des offres et non pas une approche standardisée des produits proposés. Le projet de développement durable invite le tourisme à se réinventer. Il représente une opportunité réelle pour réaffirmer le potentiel économique de ce secteur, mais surtout pour lui confier une responsabilité plus grande : celle d’ambassadeur du vivant.
[1] "Sustainable Consumption Facts and Trends - From a business perspective"
[2] Le contenu qui est présenté dans cette rubrique est inspiré du guide "Agir ensemble pour un tourisme durable" écrit par Ugo Toselli et publié par le Comité 21 en 2007
Nos services : Bilan Carbone - Pré-diagnostic énergétique - Diagnostic développement durable - Etudes de faisabilité énergies renouvelables - Simulation Thermique Dynamique - Stratégie développement durable - Concertation parties prenantes - Indicateurs, impacts et progrès - Plans de déplacements - PDE - Management environnemental - SME - Réduction des émissions - Production d’énergie renouvelable - Achats éco-responsables - Eco-conception - Eco-hôtel - Cit’ergie - Sensibilisation - Formation des équipes - Communication - Calculateurs carbone - Etiquetage environnemental
Qui sommes-nous ? : Notre approche - Notre équipe - Revue de presse - Notre démarche de responsabilité
Références : Bilan Carbone et éco-conception pour L’Oréal Paris Merchandising - Bilan Carbone du Château Hôtel de la Bourdaisière - Bilan Carbone de l’Université Paris Dauphine - Château Hôtel de la Bourdaisière - Diagnostic Carbone des PRU - Bilan Carbone de la SNCF - Bilan Carbone des établissements Korian - Etablissement Public Foncier d’Ile-de-France (EPFIF) - Bilan Carbone d’Autret Traiteur - Bilan Carbone de la Présidence Française des Sommets du G8 et du G20 - Bilan Carbone des Internationaux de Tennis Strasbourg - Ansamble : restauration et services au plus près des territoires - Politique Achats Responsables 2011-2015 de la Société Générale - Conseil pour la démarche RSE de DTP-Terrassement - Bilan Carbone et éco-conception pour L’Oréal Paris Merchandising - BC puis conseil pour la démarche carbone du Groupe Somfy - Établissement Public Foncier d’Ile de France : comment appréhender le foncier durable ? - Plan Climat Énergie Territorial de Vannes Agglomération - Accompagnement à la labellisation Cit’ergie pour la commune de Pessac - Formations ADEME pour le Bilan Carbone - Bilan Carbone de SEPPIC
Aller plus loin : Développement durable - Changement climatique - L’économie Carbone - Biodiversité - La gestion des déchets - RSE - Territoires - Théorie des parties prenantes - Association des Professionnels en Conseil Carbone - Energie solaire - Energie éolienne - Energie hydraulique - Biomasse - Géothermie - Publications
Nous contacter : Mentions légales - Demande d’offre de service
English version : About us - Working with you - Taking action - Educate, train and communicate - Our values - Our clients - Contact us - Bilan Carbone® method
Nous rejoindre : Pas d’offre(s) d’emploi pour le moment - Pas d’offre de stage pour le moment