LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE: UNE EXPLICATION DU PHÉNOMÈNE PHYSIQUE
L’atmosphère laisse 50% du rayonnement solaire atteindre la surface de la Terre. Le rayonnement absorbé par le sol est finalement réémis vers l'espace sous la forme de rayonnement infra-rouge après de multiples interactions avec les différentes couches de l’atmosphère. Ces interactions réchauffent les couches atmosphériques.
Certains gaz (essentiellement l'eau 'H20', le dioxyde de carbone 'CO2', le méthane 'C2H6' et l'ozone '03') naturellement présents en faible quantité dans l’atmosphère produisent un effet de serre en interceptant le rayonnement infra-rouge qui est émis vers l’espace.
Ce phénomène d’effet de serre qui s’applique au rayonnement émis par la Terre contribue au réchauffement de l’atmosphère.
Source: Ocanagan University & Cambridge University
Sans les gaz à effet de serre, l’intégralité de la ‘chaleur infra-rouge’ émise par la Terre serait renvoyée dans l’espace. La température à la surface de la Terre serait alors de -18 DegC. Sur Mars, où les gaz à effet de serre (GES) ne sont pas présents, la température moyenne est de -50 DegC.
L’équilibre naturel obtenu grâce aux gaz à effet de serre pour le système Terre donne lieu à une température de +15 DegC à sa surface en moyenne. L’effet de serre est donc une condition indispensable à la vie sur Terre.
En revanche, l’accroissement de la concentration dans l’atmosphère des GES amplifie le phénomène et contribue à réchauffer le climat. Sur Vénus, où l’amtosphère est essentiellement composée de CO2, la température moyenne est de +420 DegC.
Source: ADEME
La température moyenne du système Terre résulte donc d'un équilibre fragile que les émissions de GES vers l'atmosphère dûes à l'activité humaine sont en train de mettre à l'épreuve. Les prédictions les plus optimistes considèrent d'ores et déjà qu'à terme de ~50 ans l'élévation de température dûe à ces émissions sera supérieure à +1.5 DegC. Autant que l'élévation moyenne des températures elle-même, le danger pour les populations terrestres est l'augmentation de l'ampleur des phénomènes climatiques violents tels que les ouragans et cyclones.
C'est pourquoi il est de première importance que les sociétés les plus développées économiquement, qui sont en même temps les plus émettrices de GES et donc les premières responsables du dérèglement observé, fassent tous les efforts possibles pour limiter puis réduire autant qu'elles le peuvent cette dégradation à grande échelle de l'équilibre climatique.