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Pourquoi l’intelligence collective est-elle absolument nécessaire à la transition environnementale ?

De l’hyper-organisation des fourmis à Wikipédia, l’intelligence collective désigne les capacités cognitives d’une communauté, résultant d’interactions multiples entre ses membres. Elle peut être utilisée dans nos missions pour différentes finalités, selon différents niveaux de participation :

  • comprendre et partager un sens commun à partir d’informations données ( par exemple créer une vision partagée pour votre organisation ou adhérer à des buts communs),

  • concerter un groupe pour créer un projet commun,

  • consulter un groupe pour qu’il donne son avis sur un projet,

  • réfléchir ensemble,

  • décider ensemble, à partir d’informations données, et dans le cadre défini par l’objectif de la mission (par exemple co-créer un plan de transition, ou prioriser des actions),

  • co-créer un produit, un service, un concept, par exemple grâce au design thinking, etc.


Dans tous les cas, elle suppose l’accord d’un groupe de personnes pour travailler selon un certain cadre et dans un but commun, grâce à un.e ou plusieurs facilitateurs/trices qui vont aider les participants à faire preuve de collaboration, d’échange, de dialogue.



Quels liens entre l’intelligence collective et la transition environnementale ?


Tout d’abord, certaines démarches “obligent” à l’utilisation de l’intelligence collective. C’est le cas de l’élaboration des PCAET (plan climat-air-énergie-territoire) qui doivent s’appuyer sur des démarches participatives, comme bon nombre de démarches territoriales. Si ce n’est pas une obligation pour les stratégies RSE des entreprises, le recours à l’intelligence collective et ses outils présente le même avantage : concernant des problématiques aussi complexes que celles posées par la transition, projet transversal qui impacte tous les domaines d’activités, il faut a minima la mise en lien de ces multiples intelligences pour les résoudre.


Par ailleurs, les transitions environnementales peuvent amener à une interrogation du modèle de l’organisation, de sa valeur ajoutée, de sa mission intrinsèque, et de son fonctionnement. Se passer de l’intelligence collective signifie aussi passer à côté de l’expression des freins, qui sont nombreux (scepticisme, idées reçues…). Or, ce n’est qu’en permettant qu’ils s’expriment qu’ils ont une chance d’être dépassés. Cette occasion peut être donnée en ateliers de travail.


Enfin, les préoccupations environnementales vont de pair avec la remise en question des modèles traditionnels de gouvernance. C’est notamment le cas pour la RSE, qui lie la gouvernance, les conditions de travail et la réduction d’impact environnemental. Il s’agit donc aussi d’une exigence éthique que de créer ses projets de transition en ouvrant le processus décisionnel.

Crédits photos : Bigstock


L’intelligence collective augmente les chances de réussite d’un projet


L’usage de l’intelligence collective, quelle que soit sa finalité - identification ou résolution de problèmes, co-création de plans d’actions, priorisation d’actions, création de visions - présente plusieurs avantages.

Le premier est de donner plus de chances de réussite à votre projet de transition. Cette diversité d’opinion, de compétence, d’intelligence et de vision (à condition que les participants représentent bien entendu toutes les strates de l’organisation donnée) est une qualité importante pour créer des projets originaux, efficaces et inventifs. Mais il s’agit aussi et surtout de ne pas passer à côté d’une difficulté de mise en place à laquelle vous ou vos collaborateurs, n’auriez pas pensé.


Une ou plusieurs sessions de travail en intelligence collective peuvent aussi être un moyen d’expérimenter la codécision sur un projet donné, pour la déployer plus tard à d’autres, et surtout éviter après la séance les multiples strates de validation chronophages et qui peuvent enlever de son identité au projet.


De plus, l’engagement devant témoin (surtout lorsque vous menez le projet jusqu’à cette étape), est une des déterminantes du changement de comportement : un individu a plus de chances de réaliser effectivement ses engagements si ceux-ci ont un caractère public (et donc ici devant les autres parties prenantes) et non privé. En outre, l’acte même de participer à une session d’intelligence collective ou d’imaginer des actions dans ce cadre peuvent constituer, toujours selon les théories de l’engagement, des actes préparatoires, qui augmentent les chances de réalisation d’actions plus importantes et qui suivront.


Enfin, ce sont des occasions uniques en termes de ressources humaines : briser les silos, apprendre de ses collaborateurs, révéler des talents ou des personnalités, gagner en hard ou soft skills, tester à petite échelle un autre type de gouvernance, responsabiliser chacun, mais aussi plus simplement : passer du temps ensemble en dehors des obligations classiques, travailler dans un autre cadre posé par le facilitateur. Cela peut également contribuer à une image positive du projet et c’est mobilisateur pour les participants qui ont le sentiment à la fois d’être utiles à la démarche et d’avoir passé un bon moment. En d’autres termes : vive la convivialité !


Néanmoins, attention aux idées reçues :

  • l’intelligence collective n’est pas la somme des intelligences des individus mis ensemble, mais bien une mise en interaction des intelligences individuelles. Il ne suffit donc pas de regrouper les gens mais de les faire travailler ensemble.

  • utiliser l’intelligence collective ne permet pas forcément de créer des projets qui seront vertueux pour le groupe, et encore moins si les temps collectifs sont mal menés ou que leurs objectifs sont mal définis.

  • L’intelligence collective ne donne pas forcément lieu à des créations très rationnelles : c’est le bon cadre qui permettra de réorienter les réflexions si besoin et de recentrer sur les critères de prise de décisions.

  • L’intelligence collective ne gomme pas les hiérarchies. Chacun pourra parler de son point de vue, et si échanges il y a, et les temps d’échange ne peuvent briser les silos que si l’intention y est propice, et le cadre également.


Par où commencer pour activer l’intelligence collective ?


Animer efficacement une session en intelligence collective ne s’improvise pas. Faire appel à des professionnels formés est une assurance pour éviter de faire de ces sessions des simulacres de démocratie ou de participation. En effet, confier cette mission à un facilitateur externe vous permettra de ne pas être à la fois “juge et parti”, et de bénéficier complètement de l’expérience potentiellement égalitaire que cela suppose.

Néanmoins, vous pouvez déjà commencer à préparer votre demande afin de ne pas vous disperser face aux nombreuses orientations que l’on vous proposera :

  • Quel est votre besoin précis ?

  • Souhaitez-vous co-imaginer ? Co-créer ? Co-décider ?

  • Quels sont les résultats que vous souhaitez obtenir à la fin de vos séances de travail ?

  • Quelles sont les difficultés inhérentes aux réunions classiques que vous avez déjà menées ?

  • Comment imaginez vous accompagner la mise en oeuvre concrète de ce qui aura été imaginé / décidé ?

  • Sur combien de temps souhaitez-vous étaler cette démarche ? Est-ce du long terme ou du court terme ?

  • Quels sont les difficultés auxquelles vous faites face ? Souhaitez-vous les résoudre grâce à des sessions de travail en intelligence collective ?


En savoir +


ECO2 Initiative vous accompagne pour la mise en place de vos démarches en intelligence collective, grâce à ses collaborateurs dédiés. Contactez-nous :

marianne.petit@eco2initiative.com

mathieu.bertrand@eco2initiative.com



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