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En connaissant le contenu de notre assiette, nous pouvons bâtir un monde meilleur


Tous les enjeux se retrouvent dans notre assiette

L’alimentation est au carrefour de tous les enjeux : santé, environnement, nutrition, économie locale, culture, plaisir… chacun de nous a un sujet lié à l’alimentation auquel il est sensible. En réconciliant tous ces enjeux, et en démontrant qu’ils sont interconnectés, nous pouvons aussi plus facilement faire évoluer les habitudes.

L’alimentation est notre besoin premier. Mais nous ne nous sommes pas bornés uniquement à le satisfaire. Nous en avons fait un art de vivre. Celle-ci a aussi façonné nos civilisations, nos paysages, nos liens sociaux, notre rapport à la terre et au monde, nos cultures et nos habitudes. Lorsque nous mangeons nous faisons bien plus que nous nourrir.

Les impacts de l’alimentation sont connus mais oubliés au moment de passer à table

Quand nous faisons nos courses, allons au restaurant ou préparons à manger, pensons-nous à ces chiffres ?

  • 30% des émissions de gaz à effet de serre sont dues à l’alimentation, la moitié à l’élevage (source : ADEME)

  • 28,8% des stocks de poissons sont surexploités et 61,1% sont exploités à leur niveau maximum (source : FAO The State of World Fisheries and Aquaculture) – Nous disposons sur la planète de 5480 l d’eau par jour par personne (FAO, 2002. Crops and Drops, Rome : Food and agriculture organisation of the United Nations), or nous consommons en France 8250 l par jour par personne rien que pour l’alimentation (FAO stats : France 2011).

  • Sur 100 € dépensés pour l’alimentation, 8,2 € vont aux agriculteurs. 30 € vont à l’importation d’aliments pour nous et pour les animaux et 40 € pour l’industrie et la distribution (Source : Le Monde).

  • 21 millions de français sont en surpoids ou obèses (1 adulte dur deux), 1/3 des cancers peuvent être évités grâce à une alimentation équilibrée (Source : Que choisir).


Le changement est en marche

Mais l’important n’est plus dans la dénonciation mais dans l’action. Plus aucun jour ne passe sans qu’un reportage ou un article ne relate les pratiques folles des industries alimentaires (scandale de la vache folle, les pesticides dans l’eau potable, les images d’abattoirs…).

Et la prise de conscience est en marche dans les sociétés surconsommatrices, des milliers de citoyens regardent le contenu de leur assiette, se révoltent contre les produits industriels, deviennent agriculteurs bio, créent des AMAP, des restaurants, des épiceries, montent des associations, écrivent dans des blogs et tentent d’aller vers une alimentation plus durable.

Un citoyen informé est un citoyen qui change le monde

Nous consommateurs, nous mangeurs, en adoptant de nouvelles habitudes, nous pouvons contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre, préserver notre santé et les ressources naturelles, réduire la souffrance animale, recréer des emplois locaux, manger des aliments plus savoureux, nous sentir mieux dans nos corps et dans nos têtes.

Un exemple d’actualité ? Le changement climatique est probablement le plus grand défi auquel l’humanité dans sa globalité doit faire face dans toute son histoire. L’alimentation peut être un excellent moyen pour chacun de nous de contribuer à ce changement. Un paradoxe : c’est le premier poste d’émissions de gaz à effet de serre (plus que les transports, l’industrie ou les bâtiments). Savez-vous qu’une tomate hors saison, poussant dans une serre chauffée au gaz émet 6 fois plus qu’une tomate de saison. Une mangue importée en avion c’est 60 fois plus de CO2 qu’une pomme française. Une assiette avec un steak c’est trois fois plus de CO2 qu’un poulet ou un poisson et 9 fois plus qu’un plat végétarien. (Source : Base Carbone de l’ADEME). Il suffirait alors de varier progressivement nos plats pour réduire nos émissions de plus de 50%. Et ça c’est très concret au lendemain de la COP21 !


Etiquet’table, un projet d’outil pour donner ces informations au consommateur

Et si le consommateur avait toutes ces informations ? S’il savait que le poulet dans son assiette provient d’usines où celui-ci ne voit pas le jour, que ses haricots du Kenya sont venus en avion dans son assiette, que ses sushis sont issus de la surpêche, que sa pomme contient des dizaines de traces de pesticides, qu’une assiette de lentilles contient autant de protéines qu’un plat avec de la viande, que son plat servi au self de son entreprise contient des ingrédients qui viennent du monde entier alors qu’il existe des producteurs locaux juste à côté ? Parions qu’il ne ferait pas les mêmes choix alimentaires, si toutes ces informations étaient affichées, ou qu’il avait le moyen de les avoir facilement.

Notre ambition est de fournir cet outil aux consommateurs, sous la forme d’une application mobile, accessible partout, simple d’utilisation et surtout gratuite: Etiquet’table. Les associations, les professeurs, les parents, les citoyens déjà convaincus, les restaurateurs et bien d’autres pourraient se servir de cet outil pour faire évoluer les mentalités et les habitudes, et retrouver une cuisine saine, naturelle, respectueuse du vivant, locale et savoureuse.

Shafik ASAL