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L’après-crise pour les métiers de l'environnement


À l’approche du déconfinement, force est de constater que les visions futures ne sont pas toujours convergentes. Entre ceux qui défendent un ralentissement de la croissance et une mutation des activités économiques “non essentielles” vers des activités plus utiles, et ceux qui veulent rechercher la croissance à tout prix pour favoriser la relance économique, il y a déjà comme un “gap” dans les objectifs.


Comme tout le monde, chez ECO2 Initiative, nous nous posons également ces questions, et plutôt que d’essayer d’imaginer l’après selon nos souhaits, nous avons dressé le portrait des enjeux qui vont se poser dans les mois et les années à venir pour les métiers en lien avec la transition écologique.



1 - Des enjeux de court terme vont s’imposer aux acteurs


Tous les acteurs auront la même intention : assurer la pérennité des activités économiques et de l’emploi et répondre à la crise sociale qui ne manquera pas de suivre la crise sanitaire et économique. Il faudra également assurer la santé des employés sur leur lieu de travail, améliorer l’accessibilité du travail à distance, et relocaliser un certain nombre d’activités stratégiques pour éviter une dépendance trop forte à une future crise mondiale.

Mais, et cela est déjà à l’oeuvre, tout un pan de l’économie est en crise et avec une activité très fortement touchée, si ce n’est à l’arrêt.



2 - Pour la transition écologique, un effet indirect négatif


Au sein de structures indépendantes, ou de services dédiés au sein des entreprises et des collectivités - et notamment les bureaux d’études et cabinets de conseil en environnement et RSE, les ONG et associations dédiées à la défense de l’environnement, les services RSE / développement durable / environnement dans les organisations publiques et privées, les métiers de la transition : éco-construction et performance énergétique des bâtiments, énergies renouvelables, mobilités douces, déchets, conservation de la biodiversité, l’alimentation et l’agriculture durable, et tous les métiers “classiques” mais avec une orientation 100% écologique : tourisme, restauration, production…-, le risque de réduction d’activité va continuer à être présent.


Il y aura probablement un recul des priorités et une baisse des budgets dédiés à l’environnement, qui sera considéré comme non urgent (bien qu’il s’agisse d’un enjeu essentiel pour l’avenir) et non prioritaire par un certain nombre d’acteurs, priorisant le court terme au long terme.





3 - Les opportunités à comprendre et actionner


A contrario, certaines zones de force se dessinent déjà, et de nouveaux besoins émergent : le besoin d’anticiper de futures crises, de relocaliser les activités, de coopérer davantage et de mutualiser les tâches ou les ressources entre les acteurs, le besoin de se déplacer moins et de travailler différemment. Les organisations ne peuvent plus passer à côté de la nécessité de la prévention : une politique d’adaptation face à l’inconnu, l'augmentation de l’autonomie alimentaire et énergétique. Les citoyens, de leur côté, ont déjà pris conscience de la vulnérabilité du modèle actuel. Reste aux décideurs de progresser vers cette prise de conscience, et d’aller au delà : changer de modèle, et notamment vers une nouvelle approche de la sobriété.



4 - Des mutations nécessaires dans notre manière de penser et de travailler


Nous devons changer. Pour commencer, accepter l’incertitude. Ensuite, identifier nos propres risques et diversifier notre activité pour pouvoir pivoter facilement, et réorienter les forces en cas de nécessité.

Au-delà du business-model, c’est aussi nos modes de travail qu’il faudra faire évoluer : automatiser nos activités, maîtriser l’étendue des outils d’intelligence collective ou de présentation en ligne, et apprendre à manager le télétravail, car il vient aussi avec un certains nombre de risques psychosociaux importants.


Dans notre approche de la transition

Si digitaliser nos activités pouvait paraître être une évidence, développer la connaissance de la complexité et de l’imbrication des systèmes est maintenant indispensable, mais tout en comprenant les risques qui y sont associés.

Ainsi, miser également sur la low-tech, et proposer pour nos clients, des plans de résilience, notamment en s’appuyant sur des scénarios prospectifs (on fait quoi si la chaîne alimentaire s’arrête ? on fait quoi sans internet ?), animer des réflexions sur ces adaptations au sein des organisations sont de nouveaux axes de travail.


Pour nos clients

Pour les plus conscients de nos clients, nous pourrons aussi identifier les activités “essentielles”, accompagner des projets de relocalisation et de remise en cause des modèles anciens, et le changement vers la sobriété : moins de dépendance à l’économie, moins de dépendance au tourisme, aux importations, à l’énergie fossile, aux aliments “vulnérables”. Le temps de l’action est venu, les bilans, les états des lieux et les plans ne doivent plus être menés sans réelle volonté d’action derrière. Les salariés ou les agents convaincus au sein de leurs structures doivent agir de manière efficace pour dépasser et combattre les conservatismes et les lenteurs politiques, ou les intérêts de court terme qui freinent la transition. Nous n’avons plus le luxe de retarder les choses.



5 - Soyons réalistes, changeons le monde


Nous pouvons continuer à rêver : les organisations pourraient réinterroger l’utilité et la durabilité des activités, relocaliser automatiquement leurs approvisionnements, les règles de la finance internationale pourraient changer, les services à la personne pourraient être revalorisés, la croissance pourrait ralentir pour laisser plus de place à l’essentiel… mais en attendant, et dans le doute absolu que tout cela ne se réalise un jour, prenons à coeur et à corps le rôle qui est le nôtre, et profitons de cette opportunité pour accompagner nos clients vers des pratiques plus conscientes, vertueuses, et vers un nouveau modèle plus résilient et plus sobre, maintenant que la preuve a été visible que notre modèle est très fragile.



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